Le jeudi 2 juillet 2026

Euthanasie : Quand l'Etat ne protège plus son peuple

Après une police systématiquement empêchée d’exercer sa mission, une justice qui préserve l’intérêt des criminels et délinquants, en se souciant comme d’une guigne des victimes, une immigration massive et incontrôlée qui menace la cohésion nationale, l’inversion des valeurs continue.

L’Assemblée nationale, sous l’impulsion du gouvernement d'Emmanuel Macron, s’apprête à voter un texte de loi qui balaye tous les principes fondamentaux des devoirs d’un Etat protecteur.

Quand Éric Zemmour écrit le Suicide français, l’Etat, lui, écrit le Suicide assisté des français !

Le droit à euthanasier, pour nommer précisément ce que ce texte de loi représente, continue d’effacer le peuple français dans son propre pays.

Aujourd’hui, la Loi et le Droit qualifient de crime et punissent l’homicide et la « non-assistance à personne en danger ».

Demain, ces actes seront légaux et considérés comme bénéfiques pour l’individu et la société !

Le serment d’Hyppocrate, dont le premier principe est énoncé par les futurs médecins :

« Primum non nocere » (En premier lieu, je ne nuirai pas) devient caduque et perd tout sens, lorsqu’un médecin décide de donner volontairement la mort à un patient.

Les dérives observées dans tous les pays qui ont déjà autorisé ce geste, montrent que, insidieusement, cette vision soi-disant humaniste, selon laquelle, tout individu doit disposer du « droit à mourir », peut devenir l’objet d’un chantage psychologique, en étant incité à « réfléchir ».

L’idée sous-tendue ici étant qu’il peut représenter un fardeau pour ses proches, et peut être « soulagé ».

Là encore, c'est « l'exécutant » qui est protégé, pas le malade. Celui-ci risque de croiser la route d'un idéologue, d'un gestionnaire mal intentionné, voire d'un individu animé par la haine religieuse — et qui aurait alors le droit d'exécuter sa sentence.

Si l’on décortique ce qui, à l’origine, doit être un parcours de « soins », mais devient un parcours de « mort », chaque étape en est définie selon des principes qui permettent le champ le plus large possible de décision laissée au médecin, qui ne connait pas forcément le patient dans toute sa psychologie, et pour qui celui-ci se résume à un « cas clinique ».

Même son médecin traitant n’est pas consulté !

Plutôt qu’un geste « humaniste », il s’agit de la médecine la plus déshumanisée qui soit.

S'agissant des déficients mentaux et des personnes handicapées ou vulnérables au sens large, et, dont le discernement peut être altéré, même "solution finale".

Le médecin pourra exercer son droit de vie ou de mort !

Le contrat social est définitivement rompu.

Le principe de précaution, cher à Jacques Chirac, n’existe plus, si ce n’est pour protéger par cette loi, le médecin « exécutant ».

Désormais, en franchissant les portes d’un hôpital, la crainte de ne pas en ressortir ne relèvera pas d’un combat contre la maladie, mais d’un combat contre une idéologie mortifère qui pourra avoir raison des fluctuations bien naturelles de notre moral et de notre souffrance physique ou psychologique.

Quand on sait également avec quelle facilité les documents officiels, comme une carte d’identité, ou un passeport, peuvent être falsifiés, alors on peut imaginer comment une signature au bas d’un document, peut l’être également !

Je suis maman d’une jeune femme autiste de 33 ans, déficiente cognitive, et ne dors plus la nuit, à l’idée que ma fille puisse, un jour, être influencée (elle est d’une docilité et d’une vulnérabilité absolue), par un médecin qui décidera, à sa place, si sa vie vaut la peine d’être vécue ou non.


Martine Levy, Déléguée départementale adjointe R!33