Le dimanche 30 mars 2025

Reconquête Gironde, invité par le comité de soutien à Boualem Sansal

 

Ce samedi 29 mars, notre fédération Reconquête Gironde a été conviée à la conférence débat menée par Eveline Caduc, et organisée par le comité de soutien à Boualem Sansal.

La fédération remercie Georges Belmonte pour son invitation et ces échanges riches de grandes qualités.

 

 

Autour de défenseurs du courage et de la vérité, j'ai eu l'occasion de m'exprimer : 

C’est un vrai privilège pour moi, en tant que représentante locale de Reconquête, de m’adresser à vous aujourd’hui dans ce comité de soutien à Boualem Sansal. Et avant tout, je veux dire un grand merci à vous, les membres du comité, pour votre engagement. Vous portez haut la voix de Boualem Sansal, cet écrivain emprisonné, et ça compte. Merci à toi, Georges, merci à toute l’équipe pour votre courage et votre ténacité – des valeurs communes avec ce qu’on défend chez Reconquête.

Boualem Sansal, 80 ans, écrivain franco-algérien, est en prison en Algérie. Ce jeudi, un tribunal d’Alger l’a condamné à cinq ans ferme, enfermé depuis le 16 novembre 2024. Et pourquoi ? Parce qu’il a osé dire la vérité dans les médias français et dans ses livres – une vérité qui dérange le régime algérien. On lui colle une accusation ridicule : atteinte à l’intégrité du territoire. C’est une excuse pour bâillonner une voix libre.

Éric Zemmour, notre président, l’a dit fort ce mardi à la manifestation de Paris : « De Gaulle refusait qu’on enferme les écrivains. Le régime algérien, lui, c’est une tyrannie pure et simple. »

Et Boualem Sansal, lui, n’a jamais mâché ses mots sur cette tyrannie. Il a écrit : « L’islamisme est un fascisme. Séparer islam et islamisme est idiot. Croire à un islam modéré est faux. L’islam est conquérant et prosélyte. » Ces paroles, il les porte comme un étendard, et c’est pour ça qu’on veut le faire taire.

Chez Reconquête, on ne peut pas laisser passer ça. Boualem Sansal, c’est un symbole : celui de la liberté d’expression, d’un homme qui tient tête à l’injustice.

Éric Zemmour l’a bien résumé : il a dit « c’est un ami », il a dit « Je dois le soutenir, il aurait fait pareil pour moi. » 

Cette solidarité, elle nous tient à cœur, et nous sommes fiers de la partager avec vous, le comité, qui avez mis tout ça en marche.

Mais on ne s’arrête pas aux beaux discours. Dès novembre, Sarah Knafo, notre eurodéputée, a réclamé la libération de Boualem Sansal au Parlement européen. Elle y déclarait : « Oublions les clivages, défendons la liberté et le talent. »

 

En tant que fille, petite-fille et arrière-petite-fille de Français d’Algérie, permettez moi de parler avec mon cœur.

J’ai grandi entre deux vérités : celle, brute et douloureuse, que me racontait mes parents, marqués par l’exil et la perte, et celle, édulcorée, qu’on m’enseignait à l’école, où l’histoire était honteusement tordue pour ne froisser personne.

Aujourd’hui, je vois cette histoire révisée encore et encore, jusqu’à effacer le vécu des miens.

Alors, oui, quand je vois Boualem Sansal emprisonné pour avoir dit la vérité, ça me touche au plus profond, parce que c’est aussi notre combat, celui d’une mémoire qu’on refuse de laisser écraser.

 

Et sur cette naïveté de l’Occident, Boualem Sansal est implacable. Il a dit : « L’Occident est sorti du Moyen Âge en produisant des idées. Le monde musulman, lui, n’a pas su se réinventer, et retourne au Coran, qui fournit des armes extraordinaires. » Boualem Sansal nous met en garde : si on ne se réveille pas, on laisse l’islamisme avancer ses pions.

Reconquête est dans ce combat, avec lucidité et pugnacité, mais c’est vous, le comité, qui faites vivre cette cause sur le terrain. Vous lui donnez un visage, une force humaine, et nous, nous sommes là pour pousser votre cri encore plus loin. Parce que l’histoire de Boualem Sansal, ce n’est pas un cas à part. C’est la preuve d’un régime algérien qui nous méprise et nous humilie.

Boualem Sansal l’a vu venir de loin. Il a écrit : « Les islamistes n’auraient pas réussi sans complaisance. » Et cette complaisance, il la pointe aussi chez nous, en Occident, où trop d’élites ferment les yeux.

Nous ne pouvons plus accepter cela.

Oui, nous exigeons la libération de Boualem Sansal, maintenant. Cet homme de 80 ans, malade, atteint d’un cancer, ne peut pas survivre à cinq ans de prison – cette peine, c’est une condamnation à mort déguisée. Nous demandons au gouvernement français de réagir avec poigne pour faire plier Alger.

On le redit : nous défendrons les nôtres, partout, contre l’arbitraire. Boualem Sansal n’est pas seul, il est avec nous, et nous sommes avec lui – grâce à vous, grâce à votre courage.

Nous devons rester soudés dans ce combat. La liberté ne se négocie pas, elle se prend. Merci encore au comité pour votre mobilisation qui inspire. Avec Reconquête, nous vous soutenons, et avançons pour une France qui se tient droite et ne plie plus.

Merci à vous !


Virginie Tournay - Fédération Reconquête de la Gironde