Synthèse de la conférence sur les comptes et le déficit public en France, par Sylvie Mantel
Plus d'une trentaine de personnes étaient réunies pour assister à la conférence de Sylvie Mantel, le 9 novembre 2024.
Principaux points abordés lors de la conférence
Contexte économique
=> 50 % des salariés français gagnent moins de 2 000 euros nets par mois.
=> 17% des salariés gagnent le SMIC (qui s'élève à 1 801,80 € brut par mois (1 426,30 € net) au 1er novembre 2024) et cette part ne cesse d’augmenter.
Les impôts sur le revenu et l’impôt sur les sociétés représentent près de 50% du budget de l’État.
- Sur 40,7 millions de foyers fiscaux, seuls 18,2 millions sont imposés.
- 76% de la recette fiscale est assurée par les 10% des contribuables les plus riches.
Comment se fait-il que le gouvernement ait budgété à 72 milliards d’euros le rendement de cet impôt pour 2024, alors que ce montant n’était que de 57 milliards en 2023 ?
Budget et dépenses publiques
Les dépenses du budget prévisionnel de l'État en 2024 s'élevaient à 684 milliards d'euros.
- Les principales dépenses concernent l'enseignement, les retraites, la défense et le paiement de la dette.
- La France a une dépense publique très élevée par rapport aux autres pays européens (58 % du PIB en 2022) et en augmentation constante.
Dette publique
- Le déficit prévu (budget prévisionnel) à 148 milliards d’euros pour 2024 va finalement être compris entre 180 et 200 milliards d'euros.
- La charge de la dette augmente significativement (augmentation des taux d’intérêt).
- La dette publique cumulée atteint 3 228,4 milliards d'euros au deuxième trimestre 2024, soit 112% du PIB. Et en augmentation d’environ 6% par rapport au deuxième trimestre 2023...
Virginie Tournay (DD33) et Auguste Geerlings (DD47) attentifs aux propos de Michel Blanco (délégué adjoint R33).
Problématiques soulevées
- Efficience des dépenses publiques remise en question (ex : coût du millefeuille administratif estimé à 7,5 milliards d’euros – rapport Ravignon 05/2024).
- Un jeu pervers entre impôts et subventions (en 2022, les impôts de production ont représenté 125,3 milliards € tandis que les aides publiques aux entreprises ont atteint 175 milliards €)
- Meilleure efficience de l’école privée (coût de fonctionnement inférieur de 30 à 40 % par rapport à l‘école publique – une économie qui représente 8,5 milliards d’économies / an pour un système qui ne scolarise que 20% des élèves français).
- Recours important aux consultants privés censés améliore le fonctionnement de l’état (2,5 milliards d'euros en 2021).
- Baisse des recettes fiscales et dégradation de la situation économique actuelle.
- Coûts importants liés à certaines politiques (COVID, aide au développement, immigration, transition écologique).
Focus sur certains domaines
- Retraites : déficits "cachés" estimés à 46 milliards d'euros/ an.
- COVID : coût total estimé à environ 220 milliards d'euros (dont PGE).
- Subventions publiques aux associations, dont associations pro-migrantes : 23 milliards €/an
- Aide au développement : 15,1 milliards d'euros en 2022 (soutien de certaines dictatures...)
- Immigration légale : contribution budgétaire estimée à un déficit de 15 milliards d'euros en 2019.
- Écologie : subventions prévues de 9 milliards d'euros pour les énergies renouvelables en 2025 alors que le nucléaire assure notre indépendance énergétique.
En conclusion
Cette conférence a soulevé des questions sur la gestion des finances publiques et l'efficacité des dépenses dans divers domaines, tout en mettant en lumière l'augmentation continue de la dette publique française.
Sylvie Mantel